« Dans la géographie absente, notre nom est une île »







Parfois, il m’arrive de buller. De buller compulsivement. Pour créer ce placard au format raisin (50x65cm), j’ai bullé cinq jours durant. J’ai bullé le jour, j’ai bullé la nuit, j’y ai mis tout mon coeur ! Je partage avec vous le fruit de cette intense ébullition. Soyez indulgents, la vidéo n’est pas mon fort, et ça se voit…
Je tiens à préciser quelques petites choses :
1. L’idée de cette cartographie pétillante n’est pas de moi, mais je ne saurai rendre justice à son créateur : je suis tombée dessus par hasard, lors d’une errance bienheureuse sur un réseau social… Tout n’est pas maaaaaal dans les réseaux sociaux… J’ai trouvé ça sympa, dans le genre « activité ASMR ». Il fallait que j’essaie.
2. La musique est une chanson interprétée par Pierre Lapointe, un artiste québécois que j’écoute en boucle. Je ne gagne rien à faire sa promo, mais lui gagne à être connu (en France du moins, parce qu’au Canada, on se l’arrache) ! Il est à la fois auteur, compositeur et interprète, et je peux sans fin errer dans son univers. Pour cette chanson toutefois, il n’est qu’interprète : elle est d’abord composée par Kurt Weil pour une pièce de théâtre, Marie Galante (de Jacques Deval, 1934), puis complétée par des paroles écrites par Roger Fernay en 1935. Les versions les plus courantes sont… plus « opéra » qui me séduisent bien moins… (les goûts et les couleurs…)
En bullant frénétiquement, j’écoutais donc du Pierre Lapointe, et j’avais ces titres de Jeanne Benameur dans la tête : La géographie absente et Notre nom est une île. Il s’agit de deux recueils de poésie parus aux Editions Bruno Doucey respectivement en 2017 et 2011. Jeanne Benameur est à la fois romancière, dramaturge et poète, et c’est en tant que poète qu’elle me touche le plus. Si vous aimez la poésie contemporaine, ou si vous en êtes curieux, ça se tente ! De l’union de ces deux recueils, j’ai titré cette vidéo, mais je tiens à rendre à Jeanne ce qui lui appartient.

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