Pour ce troisième marbre, je me suis aventurée en taille directe dans un exercice compliqué, histoire d’éprouver un peu ma technique. Il s’agissait de créer arêtes et courbes, (presque) sans disqueuse. A part les 3 plats initiaux, toutes les arêtes qui apparaissent dans la partie inférieure de l’iceberg sont créées au ciseau plat. C’était une entreprise audacieuse… et hasardeuse !
Cette sculpture, en marbre blanc de Carrare, représente – à ma manière – le travail du sculpteur. Ce qui donne le caractère d’une pièce, c’est ce travail d’arêtes et de courbes, ces jeux de clair-obscur, cette recherche de l’ombre et de la lumière… et ce travail qui prend du temps, qui débute au printemps et s’achève à l’automne. Au Canada, le printemps est la saison des Icebergs… l’automne, celui des arbres en feu.
On est habité par les lieux qu’on traverse, par les gens qu’on rencontre, par les paysages qui nous fascinent. Mes virées canadiennes m’habitent et me manquent.
Je partage avec vous mes arêtes et mes courbes, ainsi que les incrustations bienheureuses d’un blanc de Carrare des plus purs !
















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